Depuis quelques mois, ceux d’entre nous qui connaissaient Patrick_35 s’étaient étonnés de son absence sur les forums, et en particulier sur CADxp où il avait l’habitude de nous faire profiter de ses LISP et d’aider la communauté.

Patrick_35, de son vrai nom Patrick Dewevre, nous a quitté en mars 2019 après une terrible maladie de l’estomac, à l’âge de 53 ans.

Je ne l’ai pas connu, comme sans doute beaucoup d’entre nous qui ne le connaissaient que par son pseudo. Les LISP de Patrick_35, ça voulait dire quelque chose. Je lui avais proposé de les héberger sur ce blog et vous pourrez encore les y trouver.

Son dernier message sur les forums Autodesk date de janvier 2019, et sa femme Annie que j’ai eu au téléphone me disait qu’à Noël il était encore relativement bien. Avec ce type de maladie, l’aggravation peut être subite, c’est ce qui s’est passé.

Patrick était un de nos 29 Expert Elites, et comme c’est bien souvent le cas des personnes toutes entières dédiées à aider leur prochain sans rien attendre en retour, Patrick ne mettait pas en avant ses efforts bénévoles, au point que, et je me permets de le dire ici car je trouve cela très touchant, sa femme ne savait rien de son dévouement à la communauté et m’a remercié de lui avoir appris car cela dit-elle était conforme à ce qu’il était et l’a rendue d’autant plus fière de lui.

S’il est vrai que nous ne sommes pas grand-chose sur cette Terre, Patrick nous aura donné beaucoup et à tellement d’entre nous. Donné mais aussi laissé, et je verrais avec Gilles comment faire en sorte que le travail de Patrick non seulement ne soit pas perdu, mais continue à profiter à la communauté et l’inspire.

C’est ce qu’il aurait souhaité.

Modéliser en 3D

Ce tutoriel suppose une connaissance d'AutoCAD 2012 en 2D.

Bien qu’il ait été possible de créer des objets 3D dans AutoCAD quasiment depuis les premières versions, Autodesk, l’éditeur d’AutoCAD, a grandement amélioré cet aspect d’AutoCAD depuis la version 2007.

La modélisation 3D, par opposition au dessin en 2D, permet de s’approcher au plus près de la réalité du monde qui nous entoure en reproduisant sur un écran d’ordinateur, qui est plat, par une série d’artifices, les objets du monde réel qui sont en 3D et perçus comme tels par la vision humaine binoculaire. (si vous fermez un œil, vous pouvez encore voir la perspective mais plus le relief)

L’environnement de travail

Interface utilisateur

Démarrez AutoCAD sans gabarit en utilisant le système métrique, faites Fichier/Nouveau/Dessin, puis:

Vous vous retrouvez alors dans l’espace objet matérialisé par l’onglet nommé “Objet”. C’est ici que vous créerez des objets en 3D.

note: il n'est pas possible de créer des objets en 3D sur les feuilles de présentations.

Activez l’espace de travail “Eléments de base 3D” en cliquant sur l’icône en forme de roue dentée en bas à droite d’AutoCAD:

Vous disposez maintenant d’un ruban comportant les principales commandes pour créer et manipuler des objets 3D:

Zone de dessin

Les fenêtres en mosaïque

La zone de dessin peut être subdivisée en plusieurs fenêtres contiguës de façon à montrer différents points de vue d’un même objet 3D. C’est une facilité bien souvent utilisée lorsqu’on travaille en 3D. Elle permet de palier à la platitude de l’écran et de montrer un même objet de plusieurs points de vue en même temps.

Ces fenêtres sont appelées “fenêtres en mosaïque” parce que comme les morceaux d’une mosaïque, elles ne se superposent pas et se touchent.

important: ne confondez pas les fenêtres en mosaïque de l'espace objet avec les fenêtres flottantes de l'espace papier... Prenez l'habitude d'utiliser ces termes au lieu du simple mot "fenêtre", vous éviterez bien des quiproquos lorsque vous aurez besoin de support technique par exemple...

Cliquez sur le petit signe moins (-) en haut à gauche de la zone de dessin et sélectionnez la configuration “Trois: Gauche”:

La zone de dessin est maintenant séparée en trois fenêtres, chacune d’entre elles comporte en haut à gauche trois indications:

Quel est l’intérêt de séparer la zone de dessin en trois fenêtres? Aucun pour l’instant car nous voyons la même chose dans ces trois fenêtres.

Nous avions vu plus haut que chacune des fenêtres pouvait afficher des points de vue différents sur les mêmes objets. C’est ce que nous allons faire maintenant.

Cliquez n’importe où dans la fenêtre en haut à droite. Ce que vous venez de faire s’appelle rendre la fenêtre active. Il ne peut y avoir qu’une seule fenêtre active en même temps.

Cliquez maintenant sur le mot “haut” dans cette fenêtre (un simple clic avec le bouton gauche) pour afficher le menu des points de vue, sélectionnez le point de vue “Gauche”:

 

Faites de même dans la fenêtre en bas à droite, mais cette fois-ci sélectionnez “Isométrique orientée SO”. “SO” signifie Sud-Ouest.

Note: le point de vue isométrique devrait plutôt être nommé "perspective axonométrique" (voir cet article)

Activez le style visuel “Filaire” dans chacune des fenêtres (nous reviendrons sur les styles visuels plus tard):

Dessinez maintenant un CERCLE de rayon 200 centré sur le point origine 0,0,0

Faites un Zoom étendu dans chacune des fenêtres.

Vous voyez le cercle en vue de dessus dans la fenêtre de gauche, en vue de gauche dans la fenêtre en haut à droite (vue par la tranche) et en vue Iso SO dans la fenêtre en bas à droite (il apparait comme une ellipse):

 

Note: si le Zoom étendu n'a pas fonctionné, assurez vous d'avoir désactivé l'accélération matérielle

Vous pourriez à ce stade avoir à ajuster les couleurs de l’interface, par exemple pour mieux distinguer le menu fenêtre, vous pouvez régler cela dans les options:

Travailler dans plusieurs fenêtres

Cliquez maintenant sur le cercle pour afficher ses poignées; elles apparaissent dans toutes les fenêtres. Vous pouvez travailler indifféremment dans chacune des fenêtres (une à la fois) sur les mêmes objets.

Mais vous pouvez encore faire mieux, commencer à dessiner dans une fenêtre et terminer dans une autre sans interrompre la commande en cours… Essayez:

Créez une LIGNE du quadrant supérieur du cercle depuis la fenêtre gauche jusqu’au quadrant droit du cercle dans la fenêtre en bas à droite:

 

 

Vous voyez ici les deux intérêts d’avoir séparé la zone de dessin en plusieurs fenêtres: on voit les objets sous différents points de vue et on travaille ces objets en utilisant le point de vue le plus adapté à la tâche en cours.

Vous auriez eu du mal à faire la même chose en utilisant la fenêtre en haut à droite n’est-ce pas? Travailler sur un cercle vu par la tranche n’est pas facile…

Agrandir la fenêtre active

C’est bien beau d’avoir trois fenêtres, mais comme dirait Lapalisse, plus on a de fenêtres, plus elles sont petites et moins on voit bien…

Votre écran n’étant pas extensible, comment agrandir une fenêtre pour travailler plus confortablement dedans? Il suffit de faire un double clic sur le signe + en haut à gauche de la fenêtre active. Cette dernière occupe alors la zone de dessin entière. Un autre double clic sur le signe – en haut à gauche permet de retrouver nos trois fenêtres.

Sauvegarder des configurations de fenêtres

Selon le travail que vous avez à effectuer, il peut être plus pratique de séparer la zone de dessin en deux, trois, quatre fenêtres, et de faire des configurations de fenêtres horizontales ou verticales, ou un mélange des deux. Comme il serait fastidieux d’avoir à faire cette manipulation fréquemment, Autodesk a prévu de pouvoir sauvegarder des configurations de fenêtres en les nommant.

Pour cela, cliquez sur le bouton + en haut à gauche de la fenêtre active puis ouvrez la boite de dialogue de configurations des fenêtres comme suit:

Tapez ensuite un nom de configuration, par exemple “Trois Gauche perso” et faites OK.

Les systèmes de coordonnées

Le Système de Coordonnées Général (SCG)

C’est le système de coordonnées cartésiennes par défaut, celui représenté par les axes X, Y et Z dont le point origine est 0,0,0. (voyez cette vidéo). L’axe X se dirige vers votre droite, l’axe Y vers le haut de l’écran et l’axe Z “sort” de l’écran et vient vers vous. (nous parlons des axes portant les coordonnées positives, les axes portant les coordonnées négatives sont opposés).

Remarquez que dans chacune des trois fenêtres en mosaïque, on voit ces trois axes, ce sont bien les mêmes, mais on ne les voit pas de la même façon car le point de vue est différent.

Vous ne pouvez pas modifier le système de coordonnées général, il n’y en a qu’un et il est en “lecture seule”, c’est le référentiel absolu d’AutoCAD.

Note: faites bien la distinction entre un système de coordonnées et un point de vue, ils sont par défaut indépendants l'un de l'autre

Les Systèmes de Coordonnées Utilisateur (SCU)

Il n’est parfois pas très pratique de travailler sur des objets avec comme référentiel le SCG, d’une part parce que son origine est toujours 0,0,0 et d’autre part parce que ses axes X et Y matérialisent un plan qui n’est pas forcément aligné avec la face de l’objet que l’on travaille.

Dans ces cas là, on peut créer un ou plusieurs Systèmes de Coordonnées Utilisateur (SCU) pour s’affranchir du SCG.

Cliquez sur l’icône du SCG dans la fenêtre de gauche, sélectionnez l’option “Déplacez l’origine uniquement” et déplacez le système de coordonnées pour le placer que le quadrant supérieur du cercle, en utilisant un mode d’accrochage.

Votre cercle n’a pas bougé? En êtes vous sûr? A quelles coordonnées se situe son centre maintenant? A 0,-200,0

Il n’est plus à 0,0,0 comme lorsque nous l’avions créé. En fait le cercle n’a pas bougé, mais le système de coordonnées par rapport auquel on détermine son centre, lui, a bougé!

Comme disait un homme resté célèbre, tout est relatif! Les coordonnées d’un objet sont exprimées relativement à un référentiel, si ce référentiel change, elles changent.

Le gizmo

Kezako? Qu’est-ce que c’est ça un gizmo?! En anglais un gizmo c’est un gadget. En CAO, c’est une aide au dessin qui permet de manipuler des objets dans l’espace 3D. Les gizmo apparaissent dès que vous cliquez sur un objet 3D.

Ne confondez pas le SCG ou SCU et le Gizmo, ils se ressemblent beaucoup! Nous reviendrons plus tard sur le Gizmo…

Les SCU par fenêtre

Nous avons créé un SCU dans la fenêtre de gauche. Est-ce que cela a affecté les autres fenêtres? Apparemment non. Cela signifierait-il que nous pouvons créer un SCU par fenêtre? C’est bien cela, et donc chaque fenêtre peut mémoriser son propre SCU.

Essayez en déplaçant le SCG de la fenêtre en bas à droite pour le positionner sur le quadrant droit du cercle:

 

Vous obtenez bien deux SCU indépendants.

Note: ceci fonctionne parce que la variable système UCSVP est à 1, si elle était à 0, c'est le SCU de la fenêtre active qui s'appliquerait aux autre fenêtres...

Vous pouvez passer du SCU au SCG et inversement en utilisant le menu des systèmes de coordonnées comme ceci:

Notez que les SCU peuvent être nommés avec la commande GESTSCU. Il est alors facile de passer de l’un à l’autre par le menu rapide des SCU:

Le SCU dynamique

Il ne serait pas très pratique de changer de SCU, même avec le menu déroulant des SCU à chaque fois que l’on veut travailler sur une face différente d’un objet 3D. Pour cette raison, il existe le SCU dynamique, ou SCUD. Nous allons essayer cela avec une boite:

 

  1. Effacez le cercle que nous avions créé précédemment
  2. Placez vous dans la fenêtre Vue Iso SO et agrandissez là
  3. Créer une boite de coté 10 avec la commande BOITE
  4. Faites un Zoom étendu
  5. Activez le SCUD si nécessaire
  6. Créez un cylindre comme montré ci-dessous

La grille

La grille est une aide visuelle qui permet en outre de s’accrocher. Elle peut être paramétrée en faisant un clic droit sur le bouton Grille de la barre d’état:

 

Visualiser les objets 3D

Les points de vue prédéfinis

Vous pouvez changer de point de vue en utilisant le menu de la fenêtre comme ceci:

Notez les options Parallèle ou Perspective.

Le ViewCube

Le ViewCube est certainement la fonction d’aide à la visualisation la plus pratique et versatile:

Les disques de navigation

Vous pouvez affichez le menu de choix des disques de navigation depuis l’onglet Vue du ruban:

 

Selon votre choix, un disque apparait dans chaque fenêtre, dans la barre de navigation:

La position de la barre de navigation est paramétrable comme ceci:

Note: il existe des versions réduites de ces disques de navigation, elles prennent moins de place à l'écran

Prenons l’exemple du disque de navigation complète. Voici les actions possibles avec ce disque:

  • Zoom : règle le facteur d’agrandissement de la vue courante.
  • Rembobiner : restaure la dernière vue. Vous pouvez avancer ou rembobiner en cliquant, puis en faisant glisser le curseur vers la gauche ou vers la droite.
  • Panoramique : repositionne la vue courante au moyen d’un panoramique.
  • Orbite : fait pivoter la vue courante autour d’un point fixe.
  • Centre : permet d’indiquer un point sur un modèle sur lequel ajuster le centre de la vue courante ou modifier le point cible utilisé par certains outils de navigation.
  • Navigation : simule la marche dans un modèle.
  • Regarder : fait basculer la vue courante.
  • Haut/Bas : fait glisser la vue courante d’un modèle le long de l’axe

Après l’affichage d’un disque, cliquez sur l’une de ses sections en maintenant le bouton gauche de la souris enfoncé de manière à activer l’outil de navigation.

Faites glisser le curseur pour réorienter la vue. Vous revenez au disque lorsque vous relâchez le bouton.

L’Orbite 3D

Les disques de navigation sont bien pratiques, mais vous pouvez souhaiter utiliser la commande Orbite avec ses modes libre et continue:

L’orbite continue permet de donner une impulsion à la souris et le point de vue tourne alors sans manipulation jusqu’à ce vous appuyiez sur Echap ou cliquiez sur l’écran.

L’Orbite 3D au clavier

Vous pouvez aussi utiliser les raccourcis clavier CTRL, MAJ, ou même CTRL+MAJ, tout cela avec le bouton milieu de la souris enfoncé pour faire des orbites 3D, essayez, c’est extrêmement pratique.

Vous pouvez sélectionner un ou des objets avant d’utiliser cette combinaison de touches, seuls les objets sélectionnés seront visibles dans la rotation 3D.

Les plans de délimitation

Vous pouvez créer des vues partielles, ou coupes, du dessin en définissant des plans de délimitation avant et arrière qui gèrent la visibilité des objets en fonction de leur distance par rapport à une caméra théorique.

Ces plans de délimitation (on peut parler de coupes visuelles) se paramètrent à l’aide de la commande VUEDYN, une ancienne commande AutoCAD, qui a mal vieillit mais qui reste utile justement pour ces plans de délimitation.

 

  • Sur la ligne de commande, entrez VUEDYN.
  • Sélectionnez les objets de référence pour la vue.
  • Sélectionnez l’option DEL (Délimitation).
  • Entrez AV pour définir un plan de délimitation avant ou AR pour définir un plan de délimitation arrière, ou appuyez sur la touche Entrée.
  • Réglez la position du plan de délimitation en faisant glisser le curseur ou en indiquant une distance à partir de l’objet visé.
  • Appuyez sur Entrée pour quitter la commande.

Vous pouvez maintenant utiliser n’importe quelle commande de visualisation 3D, comme Orbite, vous verrez vos objets seulement entre les plans de délimitation avant et arrière.

 

Les plans de délimitation restent dans le dessin tant que vous ne les avez pas explicitement supprimés! Pour les supprimer, relancez la commande VUEDYN, et utilisez les options DELimitation et INactif.

Les styles visuels

Vous pouvez afficher vos objets selon plusieurs styles visuels. Pour chaque fenêtre, en espace objet ou papier, vous choisissez le style visuel en cliquant sur le menu de la fenêtre en haut à gauche, voici les styles par défaut disponibles:

  • Filaire 2D. Affiche les objets en matérialisant leurs contours à l’aide de lignes et de courbes.
  • Conceptuel. Affiche les objets avec un ombrage lisse et le style de face Gooch. Le style de face Gooch évolue des couleurs froides aux couleurs chaudes, plutôt que de l’obscurité à la lumière. L’effet est moins réaliste, mais les détails du modèle sont plus faciles à voir.
  • Masqué. Affiche les objets à l’aide d’une représentation filaire et masque les lignes correspondant aux faces arrière.
  • Réaliste. Affiche les objets avec un ombrage lisse et des matériaux.
  • Ombré. Affiche les objets avec un ombrage lisse.
  • Ombré avec arêtes. Affiche les objets avec un ombrage lisse et des arêtes visibles.
  • Nuances de gris. Affiche les objets avec un ombrage lisse et des nuances de gris monochromes.
  • Esquisse. Affiche les objets avec un effet d’esquisse à main levée à l’aide des modificateurs d’arête Prolongement de ligne et Crénelage.
  • Filaire. Affiche les objets en matérialisant leurs contours à l’aide de lignes et de courbes.
  • Rayon X. Affiche les objets avec une transparence partielle.

Note: il est possible de modifier et de créer des styles visuels

Les objets 3D

Avant de passer en revue tous les types d’objets que vous pouvez créer, encore faut-il savoir comment et où les créer; nous allons voir un aspect essentiel du travail en 3D, celui de la spécification des coordonnées et les modes d’accrochage.

Spécifier des coordonnées

La façon la plus commune est de cliquer un point dans l’espace 3D en s’accrochant, ce faisant, vous spécifiez à la fois les composantes X,Y et Z d’un point d’accrochage.

Une autre façon est de taper au clavier les coordonnées X,Y et Z, soit en mode absolu, soit en mode relatif. En mode relatif, les coordonnées sont précédées du symbole @, par exemple :

@10,20,50

Attention, si la saisie dynamique est activée, les coordonnées sont par défaut relatives (le contraire de la ligne de commande), pour obtenir des coordonnées absolues, faites précéder vos coordonnées du symbole #

Lors de la saisie de coordonnées, vous pouvez omettre le Z, il est par défaut à 0, c’est ce que vous faites en 2D. Vous ne pouvez pas omettre le X ou le Y, ils ne sont pas à zéro par défaut.

Types de coordonnées

Les coordonnées bidimensionnelles peuvent être cartésiennes (X,Y) ou polaires.

Les coordonnées tridimensionnelles peuvent être cartésiennes (X,Y,Z), cylindriques ou sphériques.

exemple de coordonnées cylindriques:

Dans l’illustration suivante, 5<30,6 désigne un point situé à 5 unités de l’origine du SCU courant, à 30 degrés de l’axe X dans le plan XY et à 6 unités sur l’axe Z:

exemple de coordonnées sphériques:

Dans l’illustration suivante, 8<60<30 indique un point situé à 8 unités de l’origine du SCU courant dans le planXY, à 60 degrés de l’axeX dans le planXY et à 30 degrés au-dessus de l’axeZ du planXY. 5<45<15 désigne un point situé à 5 unités de l’origine, à 45 degrés de l’axe X dans le plan XY et à 15 degrés au-dessus du plan XY:

 

Filtres de coordonnées

Si le programme vous demande l’emplacement d’un point, vous pouvez entrer des filtres de coordonnées afin d’indiquer une seule coordonnée en extrayant les valeurs X, Y et Z de plusieurs points. Dans l’exemple suivant, le point de départ de la ligne aura ses coordonnées construites à partir de la valeur X du milieu du premier objet que vous sélectionnez, ainsi que des valeurs Y et Z du milieu du deuxième objet sélectionné:

Commande : ligne
Spécifiez le premier point: .x
du milieu
de Sélectionnez un objet
du mil (YZ nécessaire)
de Sélectionnez un autre objet
Au point: Spécifiez un point.

Les modes d’accrochage

Vous connaissez les modes d’accrochage 2D (touche F3). Il existe aussi des modes d’accrochage spécifiques aux objets 3D (touche F4):

Ignorer le Z

Vous avez aussi la possibilité d’ignorer la composante Z des points d’accrochage dans les options (variable système OSNAPZ):

Les types d’objets 3D

Les objets filaires

Les objets que vous utilisez en 2D sont couramment utilisés pour générer des objets 3D. Par exemple, un cercle peut servir, en l’extrudant, à créer un cylindre, bien qu’il soit possible de créer un cylindre sans passer par l’étape du cercle.

Vous connaissez les objets filaires de base, ce sont les lignes, cercles, arcs, ellipses, polylignes. Il y en a très peu en fait.

Un modèle filaire consiste uniquement en points, lignes et courbes décrivant les arêtes de l’objet. Une ligne est un objet filaire de base, un ensemble de lignes dont les extrémités sont connectées est un modèle filaire. Un modèle filaire n’a ni surface ni volume, même si ses arrêtes peuvent représenter une surface ou un volume.

Filaire signifie-t-il donc toujours désespérément longiligne et sans relief? Non… Car AutoCAD il y a bien longtemps s’était frotté à la 3D et il était déjà possible d’affecter une épaisseur à tous les objets, même les plus plats. Faites en l’expérience en créant une simple ligne. Affichez ensuite ses propriétés et affectez lui une épaisseur de 10:

Voyez comme votre ligne prend de la hauteur, euh pardon, de l’épaisseur, dans la fenêtre vue Isométrique SO. Il semble que notre ligne se soit transformée en face? Ce n’est pas le cas, il s’agit bien toujours d’une ligne qui a, disons le comme cela, pris de l’épaisseur en apparence.

Note: ne pas confondre l'épaisseur qui est la hauteur en Z et l'épaisseur du trait

Autre objet couramment utilisé pour représenter rapidement une boite, le rectangle épaissi. Dessinez un rectangle puis affectez lui une épaisseur:

Notez qu’il n’y a ni fond ni couvercle à votre “boite”.

Peut-on affecter une épaisseur à tous les objets? Quasiment oui, par exemple ça marche sur du texte utilisant des polices AutoCAD (.shx):

Citons également puisque nous en sommes aux objets filaires la Spline et la Polyligne 3D. (se référer à l’aide en ligne pour plus de détails)

Ces deux objets ont en commun de ne pas nécessairement avoir tous leurs sommets sur le même plan, contrairement aux objets que nous avons vus plus haut.

Les maillages

Les maillages sont des objets composés de faces à trois ou quatre arrêtes, vous pouvez créer des maillages de plusieurs façons:

  • Créez des primitives de maillage. Créez des formes de base, notamment des boîtes, cônes, cylindres, pyramides, coins, sphères et tores (MAILLE).
  • Créez des maillages à partir d’autres objets. Créez des maillages réglés, tabulés, par révolution ou définis par leurs arêtes, dont les contours sont interpolés à partir d’autres objets ou points (SURFREGL, SURFEXTR, SURFREV et SURFGAU).
  • Effectuez une conversion à partir d’autres types d’objets. Convertissez des modèles de solides ou de surfaces existants, y compris des modèles composés, en maillages (LISSERMAILLE).
  • Créez des maillages personnalisés (hérités). Utilisez 3DMAILLE pour créer des polygones maillés, généralement scriptés à l’aide de routines AutoLISP, pour créer des maillages aux extrémités ouvertes. Utilisez PMAILLE pour créer des maillages à sommets multiples définis par les coordonnées que vous spécifiez.

L’onglet de ruban “Maille” vous propose tous les outils pour créer et modifier les maillages:

Voici un exemple de primitive de maillage (Boite maillée):

On peut décomposer cet objet en “faces”, chaque face étant elle-même constituée de quatre arrêtes (il existe aussi des faces à trois arrêtes)

Vous voyez ci-dessus trois modes de visualisation différents faisant apparaitre l’objet comme une boite; ce n’est pas une boite, mais un objet en forme de boite, distinction importante à faire d’emblée, en 3D, toujours se méfier de ce l’on voit, la 3D est le domaine de l’apparence et des illusions d’optique, il est bon d’afficher les propriétés d’un objet 3D plutôt que se fier uniquement à son apparence pour en déduire sa structure.

Voici des exemples de maillages obtenus avec des méthodes plus complexes:

 

Les maillages permettent de créer des formes très complexes et non régulières. Un cas typique d’utilisation est la création d’un Modèle Numérique de Terrain (MNT)

Les objets volumiques (les solides 3D)

Note: nous parlons de solides 3D pour les objets volumiques pour les distinguer du SOLIDE 1D, un objet ancien et déprécié dans AutoCAD

Les solides 3D sont généralement construits à partir d’une des formes de base, ou primitives, que vous pouvez ensuite modifier et recombiner.

 

L’onglet du ruban “Solide” vous propose la création des formes de base:

 

Le Solide est l’objet qui se rapproche le plus de la réalité, il a des propriétés comme un volume, une masse, un centre de gravité et peut être coupé, combiné…etc

L’ensemble des techniques manipulant les solides s’appelle la modélisation volumique, c’est elle qui est utilisée par les grands logiciels de conception de pièces mécaniques comme Inventor, SolidWorks, Catia…etc

Le polysolide

Signalons le cas du polysolide, bien pratique pour créer des murs ou des parois en général.

Les opérations sur les objets 3D

L’épaisseur des objets filaires

Nous en avions parlé plus haut, bien qu’il soit possible d’affecter une épaisseur à un objet comme une Ligne, on peut difficilement parler d’objet 3D. La seule chose que vous pouvez faire en termes d’édition avec ces objets est de les manipuler avec les poignées. On pourrait parler d’”arrêtes extrudées” pour les qualifier.

L’extrusion

L’extrusion consiste a créer une surface ou un solide 3D par prolongement des cotés d’un objet.

Voyez l’exemple suivant où une polyligne fermée est extrudée avec le mode surfacique d’abord, puis avec le mode volumique:

Outre l’extrusion simple ci-dessus, il est possible d’extruder selon une direction, un chemin ou avec un angle.

Les opérations booléennes

Avec les opérations booléennes, vous pouvez créer des objets composés en combinant, en soustrayant ou en trouvant la masse d’intersection de deux solides, surfaces ou régions 3D.

 

 

Il est possible d’enregistrer et d’afficher l’historique des opérations ayant généré un solide composé, ce paramètre est disponible dans la palette Propriétés, il est actif par défaut.

En plus des opérations booléennes, il est maintenant possible dans les versions récentes d’AutoCAD de réaliser ces opérations booléennes d’addition et de soustraction par “appuyer/tirer”, comme dans Sketchup. Vous trouverez la commande APPTIRER dans l’onglet Solide du ruban.

 

Les opérations complexes

Le balayage

La commande BALAYAGE crée un solide ou une surface par prolongement d’une forme de profil (l’objet qui est balayé) le long de la trajectoire spécifiée. Si vous balayez un profil le long d’une trajectoire, le profil est déplacé et aligné normalement (perpendiculairement) par rapport à la trajectoire. Les profils ouverts créent des surfaces tandis que les courbes fermées créent des solides ou des surfaces. La commande BALAYAGE se trouve dans l’onglet Solide du ruban.

Le lissage

L’opération de lissage crée une surface ou un solide 3D en spécifiant une série de coupes. Les coupes définissent la forme de la surface ou du solide obtenu. Vous devez spécifier au moins deux coupes.

La commande LISSAGE se trouve dans l’onglet Solide du ruban, juste en-dessous de la commande BALAYAGE.

Exemple de lissage entre deux courbes pour obtenir un rideau:

 

La révolution

Crée une surface ou un solide 3D par balayage d’un objet autour d’un axe. La commande se trouve dans l’onglet Début / Modélisation groupe de fonctions / Liste déroulante de création de solide / Révolution.

Par exemple:

 

La conversion en surfaces

Sachez qu’il existe des commandes pour convertir des objets en surface, soit des surfaces procédurales (qui sont associatives), soit des surfaces NURBS. Ces commandes sont CONVENSURFACE, CONVENNURBS et CONVENMAILLE.

Les autres opérations de conversion

Il existe d’autres commandes pour convertir des objets en surfaces, en solides, mais les citer toutes sort du cadre de cette introduction à la 3D.

Le gizmo

Les gizmos (gadget en anglais) vous permettent de déplacer, faire pivoter ou redimensionner un jeu de sélection d’objets selon un axe ou un plan 3D.

Il existe trois types de gizmos :

  • Gizmo Déplacement 3D. Repositionne les objets sélectionnés selon un axe ou un plan.
  • Gizmo de Rotation 3D. Fait pivoter les objets sélectionnés selon un axe spécifié.
  • Gizmo Echelle 3D. Redimensionne les objets sélectionnés selon un axe ou un plan spécifié, ou uniformément selon les trois axes.


Vous pouvez choisir quel type de gizmo s’affiche par défaut lorsqu’il apparait en utilisant la variable système DEFAULTGIZMO
Si la présence de ces gizmos est trop envahissante, ils apparaissent par défaut dès que vous sélectionnez un objet, vous pouvez choisir de les désactiver en mettant la variable GTAUTO à 0. Ils n’apparaitront alors que lorsque vous lancerez une commande telle que ROTATION3D.
Si vous mettez la variable système GTDEFAULT à 1, les opérations Déplacer 3D, Rotation 3D ou Echelle 3D commencent automatiquement lorsque vous lancez la commande DEPLACER, ROTATION ou ECHELLE dans une fenêtre avec un style visuel 3D.

Si une opération de gizmo est en cours, vous pouvez appuyer sur la barre d’espace de façon répétée pour parcourir les autres types de gizmo, c’est plus pratique que de faire clic droit sur le gizmo et de changer de type dans son menu contextuel.

Pour contraindre les opérations sur un axe, vous pouvez passer par le menu contextuel du gizmo ou plus simplement cliquer sur un des cercles colorés (pour une opération de rotation par exemple):

Apparence 3D

Styles visuels

Nous avions vu plus haut que vous pouviez affecter à chaque fenêtre un style visuel. Ce style est mémorisé dans la fenêtre. Voici les styles disponibles par défaut:

Vous pouvez créer vos propres styles visuels, ils sont stockés dans le dessin courant:

Vous pouvez transférer des styles d’un dessin à l’autre en utilisant “Exporter vers la palette active”.

Textures et matériaux

Les matériaux peuvent être composés de texture(s); on applique des matériaux aux objets, jamais directement des textures. Il existe deux types de textures, les textures procédurales et les textures images.

 

  • Une texture procédurale est une image de synthèse créée en utilisant un algorithme conçu pour produire une représentation réaliste d’éléments naturels tels que le bois, le marbre, le métal ou la pierre.
  • Une texture image est une image en deux dimensions (2D) que l’on va appliquer sur une surface (2D) ou sur les faces d’un volume en trois dimensions (3D) de manière à habiller cette surface ou ce volume.

Voici ci-dessous un exemple d’application du matériau Maçonnerie/Brique/Commun sur un CUBE de 100cm de coté:

Facile, non? Vous êtes déçu car vous n’obtenez pas exactement ce résultat? Plusieurs raisons possibles:

Nous avons décidé de créer un cube de 100cm de coté, mais cette phrase ne vous choque-t-elle pas en fin connaisseur d’AutoCAD? Elle devrait car il n’y a pas d’unités de dessin dans AutoCAD et dessiner en cm n’a pas de sens… Nous avons créé un cube de 100 unités de coté, puis nous avons paramétré avec la commande UNITES, l’unité d’insertion en centimètres, car s’il est vrai qu’AutoCAD ne connait pas les unités de dessin, la texture image représentant de la brique, elle, a une certaine taille, et on ne met pas le même nombre de briques sur un cube de 100cm de coté ou de 1000cm. Il est donc extrêmement important, avant d’utiliser un quelconque matériau, de bien paramétrer cette unité, c’est à dire en langage courant, de dire “en quoi est dessiné mon dessin”, ce qu’AutoCAD ne peut pas savoir.

Problème possible aussi, l’éclairage; il y a un éclairage par défaut dans un dessin, il ne permet peut être pas de voir distinctement la texture des briques, dans ce cas, il faut ajuster les paramètres d’éclairage, mais nous le ferons en détail dans la section consacrée à l’éclairage.

Avez bien choisi le style visuel “réaliste”? Avez vous bien activé l’affichage des textures et matériaux?

Appliquer des matériaux à des objets est simple, cela peut se faire par simple glisser/déposer. Ce qui est plus compliqué, c’est faire en sorte que ces matériaux apparaissent de façon réaliste.

Comme il serait fastidieux d’attacher les matériaux sur chaque objet, habituellement, on procède plutôt par association de matériaux à des calques:

Eclairage

Pourquoi voyez vous vos objets 3D? Parce qu’ils sont éclairés! Il y a donc sans que vous l’ayez décidé un éclairage qui illumine vos objets. cet éclairage s’appelle l’éclairage par défaut. Appelons cela la luminosité ambiante; elle baigne vos objets dans une lumière diffuse et égale en tous points.

Mais comme une telle chose n’existe pas dans la réalité, lorsqu’on veut voir des objets de façon réaliste, qu’on leur a appliqué des matériaux, on doit aussi dire comment ils sont éclairés comme ils le seraient par des sources lumineuses du monde réel, telles que le Soleil ou les éclairages artificiels.

Il faut donc pour éclairer votre scène de façon réaliste faire deux choses:

  1. désactiver l’éclairage par défaut
  2. le remplacer par une ou plusieurs sources d’éclairage
Note: l'erreur habituelle du débutant est d'oublier la première étape.

Sources ponctuelles, dirigées et distantes

Vous pouvez créer des sources ponctuelles, des sources dirigées et des sources distantes pour parvenir aux effets voulus. Vous pouvez les déplacer ou les faire pivoter à l’aide des outils poignées, les activer ou les désactiver et modifier des propriétés telles que la couleur et l’atténuation. Les effets apportés par les modifications sont visibles en temps réel dans la fenêtre.

Astuce: pensez à utiliser les filtres de coordonnées pour placer vos lumières.

Les lumières photométriques

Les lumières photométriques font appel à des valeurs photométriques (énergie lumineuse) qui vous permettent de définir les lumières plus précisément que dans le monde réel. Vous pouvez créer des lumières avec différentes distributions et caractéristiques de couleurs, ou importer des fichiers photométriques spécifiques disponibles auprès des fabricants d’éclairage. Ces lumières peuvent être intégrées dans des luminaires que vous aurez créés en 3D, ce qui donne:

 

Le Soleil et le ciel

Le soleil est une source distante spéciale très similaire à une source distante. L’angle du soleil est défini par l’emplacement géographique que vous spécifiez pour le modèle, ainsi que par la date et l’heure du jour que vous indiquez. Vous pouvez changer l’intensité du soleil et la couleur de sa lumière. Le ciel et le soleil sont les sources principales de l’illumination naturelle.

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Les calques sont l’équivalent des feuilles translucides utilisées pour le dessin sur papier, d’où le nom de “calque”. Les calques constituent l’outil d’organisation principal et traditionnel dans un dessin. Utilisez les calques pour regrouper des données par fonction et pour leur appliquer un type de ligne, une couleur, etc. Chaque dessin possède un calque 0. Le calque 0 ne peut être ni supprimé, ni renommé, c’est le calque par défaut qui a deux fonctions :

  • garantir que chaque dessin contienne au moins un calque
  • fournir un calque spécial permettant de contrôler les couleurs dans les blocs

Vous pouvez créer autant que calques que la mémoire de votre ordinateur le permet. Un nom de calque peut contenir jusqu’à 255 caractères, incluant des lettres, des nombres, des espaces et plusieurs caractères spéciaux. Les noms de calque ne peuvent pas contenir les caractères suivants : < > / \ “ : ; ? * | = ‘

Il n’existe pas de norme de calques dans AutoCAD. Nommez vos calques de façon cohérente et logique. (est-il besoin de le dire? …. Oui!)
Combien de calques devez vous créer? Un nombre nécessaire et suffisant. Garder à l’esprit cette Lapalissade vous évitera, à vous et à vos collègues, bien des ennuis…

La fenêtre de gestion des calques

Tout est dit ou presque sur la copie d’écran ci-dessus n’est-ce pas?

Pour chaque calque, les colonnes donnent ses propriétés, dont presque toutes sont modifiables. Chaque colonne est déplacable, redimensionable, masquable. Clic droit + agrandir toutes les colonnes vous affichera tous les en-têtes de colonnes.

Manipulation de la fenêtre

La barre d’outils

Les icônes principales de la barre d’outil permettent d’exécuter les actions communes sur les calques. (nous ne parlons pas pour l’instant des icônes situées à gauche relatives aux filtres et états de calques). Notez que la plupart des actions de gestion des calques sont présentes en menu contextuel en faisant un clic droit.

Le menu contextuel des calques


Un menu très complet même si la traduction en français aurait pu être meilleure… Parmi ces commandes, une des plus utiles est “Isoler les calques sélectionnés“, qui va par défaut activer les calques sélectionnés et désactiver tous les autres. “Tout effacer” ne signifie pas que vos calques vont être effacés, malgré les apparences, mais qu’ils seront “déselectionnés”.

Le menu contextuel des colonnes de calques


L’option geler/dégeler vous permet de garder des colonnes fixes à gauche et de naviguer avec la barre de défilement horizontale pour voir des colonnes supplémentaires, comme vous le feriez dans un tableur. (j’ai dit Excel? Non j’ai pas dit Excel)

Ajout d’un calque

Le calque ajouté prendra par défaut les propriétés du calque sur lequel vous êtes dans la boite de dialogue des calques (qui n’est pas forcément le calque courant, mais le calque sélectionné):


Astuce (qui tue…), vous pouvez ajouter plusieurs calques sans avoir à cliquer chaque fois sur l’icône, il suffit de séparer vos noms de calques par une virgule.

 

Suppression d’un calque

Il n’est pas possible de supprimer un calque qui est référencé par des objets. Les calques 0 et DEFPOINTS ne sont pas non plus supprimables. Si vous avez du mal à vous débarrasser d’un calque, un ennui que beaucoup d’entre nous ont eu, voyez cette astuce. Depuis la version 2012, vous avez également des commandes telles que SUPCALQUES et FUSCALQUES qui vous permettent de vous débarrasser des calques récalcitrants. Pour les plus expérimentés, exportez votre dessin en DXF et éditez le DXF manuellement…

Note: le calque DEFPOINTS contient les points d'accrochage des lignes d'extension des cotes. C'est un calque un peu particulier géré par AutoCAD, ne tentez pas de modifier ses paramètres.

Purge des calques

Si vous avez plusieurs voire beaucoup de calques à supprimer il peut être plus pratique d’utiliser la commande PURGER, seuls les calques “purgeables” vous seront présentés:

Tri des calques

La colonne Nom des calques, comme toutes les autres colonnes d’ailleurs, peuvent être triées de façon ascendante ou descendante simplement en cliquant sur l’en-tête de colonne. L’ordre de tri est mémorisé même si la fenêtre Calques est fermée.

Renommer des calques

Si vous n’avez qu’un seul calque à renommer la boite de dialogue suffit. Par contre si vous en avez plusieurs à renommer avec le même préfixe par exemple, préférez la commande RENOMMER.

Calque courant

Le calque courant ne peut pas être un calque gelé, mais peut être un calque inactif. Dans ce dernier cas, méfiez vous, vous dessinerez des objets non visibles mais bien présents qui se révéleront lorsque vous activerez leur calque…

Lenteur…

Si vous trouvez que la fenêtre de gestion des calques est lente à s’ouvrir, une plainte récurrente des utilisateurs d’AutoCAD, vous pouvez utiliser la boite de dialogue à la place de la fenêtre en utilisant la commande CALQCLASSIQ; et au lieu de taper cette commande à chaque fois, mettez la variable système LAYERDLGMODE à 0.

Montrer les calques inutilisés

La variable système SHOWLAYERUSAGE, si elle est à 1, montrera dans le gestionnaire de calques ceux qui ne sont pas utilisés. Cette variable est à 0 par défaut par améliorer les performances.

Annuler une opération sur les calques

Vous pouvez utiliser la commande CALQUEP pour annuler les modifications apportées aux paramètres des calques. Par exemple, si vous gelez plusieurs calques, puis modifiez des objets d’un dessin, vous pouvez libérer les calques gelés avec une seule commande, sans impact sur les modifications apportées aux objets.

Remplacement des propriétés des calques dans les fenêtres

Vous pouvez afficher les objets différemment selon qu’ils se trouvent dans l’espace objet, dans une des présentations ou même dans une des fenêtres de ces présentations, en définissant des remplacements de propriétés pour la couleur, le type de ligne, l’épaisseur de ligne, la transparence et le style de tracé.

Pour remplacer la couleur par exemple d’un calque dans la fenêtre courante, cliquez sur la couleur du calque dans la colonne “Couleur de fenêtre” et pas dans la colonne “Couleur”

Cette technique de remplacement n’a principalement d’intérêt que vous si utilisez les présentations et les fenêtres flottantes.

Lorsqu’un remplacement de propriété est défini pour un calque, un filtre Remplacements de fenêtre est automatiquement créé dans le gestionnaire des propriétés des calques, et les calques et propriétés concernées sont surlignés en bleu clair:


Si vous ne souhaitez pas afficher ou tracer les remplacements de propriétés, définissez la variable système VPLAYEROVERRIDESMODE (non, ce n’est pas le nom d’un village islandais…), sur 0. Les objets seront affichés et tracés avec leurs propriétés de calques globales.

Filtrage de la liste des calques

Un filtre de calque limite l’affichage des noms des calques dans le gestionnaire des propriétés des calques. Dans un dessin comportant beaucoup de calques, vous pouvez utiliser les filtres de calque pour n’afficher que les calques que vous utilisez. Les filtres de calques n’ont aucune influence sur l’éditeur graphique.

Il existe deux types de filtres de calques.

Filtre des propriétés des calques (automatique)

Inclut les calques qui partagent des noms ou d’autres propriétés. Par exemple, vous pouvez définir un filtre regroupant tous les calques rouges.

Il est possible aussi d’imbriquer des filtres de calques:

Filtre des groupes de calques (manuel)

Inclut les calques ajoutés au filtre lors de leur définition, indépendamment de leurs noms ou propriétés. Vous pouvez ajouter les calques sélectionnés à partir de la liste des calques, en les faisant glisser vers le filtre.

(suite…)

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Bonjour, je vais vous parler aujourd’hui d’un sujet qui me tient à cœur, les langages de programmation et AutoCAD.

AutoCAD me tient à cœur parce que je travaille avec lui depuis très longtemps, depuis environ 20 ans. Au début, je tirais des traits qui étaient censés représenter des choses réelles. C’est typiquement ainsi que le dessinateur AutoCAD travaille, en représentant par des objets géométriques, des objets réels. Ainsi, un double trait peut représenter un mur en dessin d’architecture. Nous savons qu’il s’agit d’un mur parce que conventionnellement c’est ainsi qu’il est représenté. Nous sommes sûrs qu’il ne s’agit pas d’un tuyau, car il est quasiment impossible qu’un tuyau se trouve à cet endroit sur le plan, sans que le bâtiment ne s’écroule. C’est vous dire l’empirisme de la méthode…

Cette façon de faire a des limites. Elle peut conduire à des erreurs d’interprétation. Elle suppose que le dessinateur, ainsi que toutes les personnes qui liront son plan, aient la connaissance du métier, des conventions et des symboles qui servent à représenter la réalité.

Pendant très longtemps, c’était la seule façon de faire lorsque les gens ne disposaient pas encore d’ordinateur. Pas d’autre solution que la bonne vieille planche à dessin. Le Dessin Assisté sur Ordinateur en 2D a donc longtemps été la norme en dessin technique sur ordinateur. Les choses ont commencé à bouger lorsqu’on a pu rassembler quelques objets primaires tels que des lignes, et en faire un bloc. Puis lui donner un nom. Mais nous restions encore dans le domaine du symbolique.

Beaucoup plus tard, nous avons commencé à utiliser la 3D en CAO, en particulier dans le domaine de la mécanique, puis plus tard, dans le domaine de l’architecture. L’idée est alors venue de ne plus représenter et manipuler seulement des objets primaires et des regroupements d’objets primaires tels que les blocs, mais des objets existants réellement, tels que des murs, des fenêtres, du mobilier, etc. Nous commencions à donner de l’intelligence à des objets… Je vous laisse méditer sur la fin de cette phrase.

Bien entendu, ces objets du monde réel étaient toujours représentés virtuellement par un ensemble d’objets primaires géométriques. Il ne peut pas en être autrement. On ne peut pas faire rentrer un bâtiment entier dans la mémoire d’un ordinateur, aussi puissant soit-il. Ne croyez pas ce qu’on vous raconte, le Building Object Model, (BOM), n’existe pas encore…

Mais que vient faire la programmation dans cette discussion ? Car je sens une impatience dans votre regard.

J’y viens. Programmer un ordinateur, c’est écrire une suite d’instructions pour lui faire exécuter des tâches qui seraient soient trop fastidieuses, soit trop lentes, voire impossibles, à faire exécuter par un être humain. Et il est clair qu’en termes de CAO, et plus particulièrement d’AutoCAD, de nombreux programmes ont été écrit pratiquement depuis l’origine du logiciel pour automatiser le dessin. Le langage LISP est certainement le plus connu. Il avait été choisi par Autodesk il y a bien longtemps parce que c’était un langage de très haut niveau bien adapté à l’absence de structures d’un dessin AutoCAD. D’autre part, ce langage permet de manipuler des listes, autrement dit des collections d’objets, et Dieu sait si dans un dessin AutoCAD il y a de nombreuses collections d’objets.

Mais si vous regardez le code source d’un programme écrit en LISP, vous y reconnaîtrez difficilement les objets du monde réel. Vous pourrez peut-être avec un peu de chance, si le programmeur a bien fait son travail, reconnaître le nom de certaines variables. Mais sinon, rien n’est plus éloigné de votre dessin que le code source d’un programme LISP.

La programmation est un travail de spécialistes. Certes, beaucoup de personnes se sont lancées dans la programmation LISP pour AutoCAD, et sont arrivés à faire des programmes respectables souvent au prix de nombreuses heures, parfois sur leur temps personnel, et je parle en connaissance de cause, passé à se documenter, à discuter avec d’autres personnes sur Internet, à lire des ouvrages sur le sujet, pour acquérir les connaissances de base du programmeur. Car malgré que le LISP soit un langage très agréable, orienté vers l’intelligence artificielle, il ne fait pas l’économie de l’intelligence du programmeur.

Les choses étaient assez claires jusqu’à l’époque où le LISP était la seule façon de programmer dans AutoCAD, je parle ici naturellement de la programmation que faisaient les utilisateurs finaux, et pas les professionnels du développement, qui programmaient plutôt en langage C. Mais, vous allez me dire, les choses sont assez claires : pour écrire un programme, il faut être programmeur.

Et bien précisément, il ne me semble pas que cela soit une impérieuse nécessité, même si cela a toujours été le cas. Pour être un bon programmeur, il faut avoir certaines qualités. Il faut avoir de la logique, connaître le domaine auquel la programmation va s’appliquer, en l’occurrence AutoCAD, être capable de s’exprimer correctement, de comprendre un cahier des charges, de le traduire en projet, puis ensuite en algorithme, puis ensuite en code.

Notez qu’en ce qui concerne le LISP, il n’est pas nécessaire de connaître les arcanes du fonctionnement d’un ordinateur, de savoir comment fonctionne un compilateur. C’est sans doute une des raisons de la popularité du LISP, c’est qu’il était, entre guillemets, accessible aux non-spécialistes.

Puis est venu beaucoup plus tard le Visual Basic pour applications, (VBA), et plus récemment, l’environnement de Microsoft .NET, que l’on nous présente comme le summum des environnements de développement. Au point que le pauvre VBA est lentement abandonné malgré les nombreux services qu’il a rendus.

Est-ce que le VBA est devenu un mauvais langage ? Est-ce que le LISP n’est plus suffisant ?

Non, non. Vous n’y êtes pas du tout. Le VBA est abandonné parce que Microsoft l’a décidé ainsi. Alors, que nous reste-t-il à la place ? Eh bien, vous avez toujours le bon vieux LISP qui peut rendre des services, à part si vous avez à programmer des boîtes de dialogue, auquel cas vous aurez beaucoup de mal. Et puis naturellement le fameux environnement .NET Visual Studio, que Microsoft met en avant avec son partenaire Autodesk.

Seulement là, ça se complique un peu. On ne passe pas d’un langage adapté à AutoCAD comme le LISP, à un langage toujours relativement adapté à AutoCAD comme le VBA, mais on passe de deux langages, parfois complémentaires d’ailleurs, le LISP et le VBA, à un environnement de programmation comportant plusieurs langages, qui est un outil assez clairement réservé aux professionnels.

C’est bien là le nœud du problème. On entend dire que l’environnement .NET c’est mieux, c’est plus rapide, c’est plus puissant, que ce que nous avions jusqu’à maintenant.

Mais on entend aussi des petites voix de plus en plus nombreuses dire, que le mieux est l’ennemi du bien…

Nous sommes donc passés d’un langage de très haut niveau, le LISP, à un langage de niveau un peu moins élevé, le VBA, à un langage encore moins élevé, le Visual Basic, C# ou F# dans l’environnement .NET. À force de passer de langages très élevés à des langages moins élevés, il ne me semble pas que l’on élève le niveau, mais bien au contraire qu’on risque de toucher le plancher. Rien moins que ça.

Parce que finalement, quel est le but de la programmation dans AutoCAD ? Est-ce que c’est de connaître les possibilités de la machine, est-ce que c’est de se préoccuper de quelle façon est compilé une DLL, de gagner deux millisecondes par ci par là ? Non pas du tout, ces choses-là sont des préoccupations de programmeur professionnel déconnecté du monde réel. Ce qui intéresse seulement les utilisateurs d’AutoCAD et que le travail soit fait plus rapidement qu’à la main, et franchement, qu’une procédure mette 2 ms de plus qu’une autre leur est totalement égal.

En matière de programmation pour AutoCAD, nous sommes clairement en train de nous éloigner des besoins. Les gens qui programment pour AutoCAD perdent leur temps à apprendre des choses qui peuvent servir à un concepteur de système d’exploitation, mais certainement pas à une personne au service des utilisateurs de CAO.

Pour prendre l’exemple de la création d’une simple ligne. Il est naturellement bien plus rapide de la programmer en LISP, ou en VBA d’ailleurs, que de le faire dans l’environnement .NET. Je pense qu’aucun programmeur n’en disconviendra. Alors on voit des développeurs .NET tenter l’impossible, courageusement mais pathétiquement, et se lancer dans des explications fumeuses: Si un programme dessine 10 000 lignes en LISP, 10 000 lignes en VBA, et 10 000 lignes en Visual Basic .NET, la version écrite en Visual Basic .NET dessinera ces lignes beaucoup plus rapidement… La belle affaire ! Mais cela n’intéresse personne. Quel dessinateur AutoCAD passe ses journées à dessiner toutes les 10 secondes 10 000 lignes ? Je vais vous dire ce qui intéresse le dessinateur AutoCAD utilisant des développements : c’est que lorsqu’il demande une modification d’un développement à son service informatique, celui-ci soit capable de corriger une ligne de code plutôt que 25. Et franchement, le développeur aussi est intéressé par cela. Et ce n’est certainement pas dans l’environnement .NET que cela se produira; parce que pendant que le LISPeur a déjà fait sa correction, le programmeur VBA lui, est en train de terminer de taper sa ligne, et le malheureux programmeur .NET est encore en train de chercher une hypothétique aide sur le Web parmi d’hypothétiques exemples de codes comment il pourrait bien faire cette correction sans voir s’écrouler l’édifice.

Alors, tout reste à inventer. J’allais dire à réinventer. Non. Il faut reprendre le problème à la racine. Repartir du besoin de l’utilisateur final. Inventer un langage de programmation qui soit d’un niveau bien plus élevé que le VBA et le LISP. Un ordinateur est tout à fait capable de comprendre une phrase exprimée logiquement telle que celle-ci : dessine-moi une polyligne en partant du point 0,0 pour aller au point 5,5, puis ensuite au point 10,10. Il n’y a absolument aucune difficulté à ce qu’un ordinateur comprenne cette phrase. L’immense avantage est que les êtres humains qui entourent la machine, oui il y en a encore, auront également compris de quoi il s’agit. C’est un avantage déterminant, car nous n’aurons plus besoin de Champollion pour passer des centaines d’heures à transcrire la langue parlée en langue comprise par la machine.

Remarquez que cela existe déjà, cela s’appelle l’algorithmique. Mais les techniciens de l’informatique vous diront qu’un ordinateur n’est pas capable de comprendre directement un langage algorithmique. C’est vrai. Eh bien il suffit qu’ils se mettent au travail, et fassent l’intermédiaire entre la machine et les êtres humains. Au lieu de laisser cela aux programmeurs des services informatiques des sociétés utilisant AutoCAD qui ont vraiment autre chose à faire que de comprendre le fonctionnement interne des machines.

Tous les efforts mis dans le développement de l’environnement .NET devraient être donc tournés vers l’écriture de bibliothèques indépendantes du langage informatique et capable de manipuler des objets que les dessinateurs AutoCAD connaissent. Ainsi le rôle du programmeur du service informatique de ces sociétés serait de décrire de façon algorithmique une procédure qui elle, serait transcrite de façon transparente en langage compréhensible par la machine, puis l’exécution du code serait lancée.

Et, je suis désolé de le dire, le langage Visual Basic, le C#, le F#, ne ressemblent en rien du tout à des langages de très haut niveau.

L’environnement de développement .NET est censé répondre à tous les besoins, malheureusement, et donc certainement pas en particulier aux besoins des dessinateurs AutoCAD.

Je termine sur une note d’espoir : il paraît qu’un nouveau langage appelé DesignScript est en train de sortir, ce sont les rumeurs qui courent à l’Autodesk University 2010, très bien. Mais comme je l’ai compris, même si nous aurons des informations plus précises plus tard, il s’agirait d’une sorte de langage de macro plutôt destiné au domaine de la construction et de l’architecture.

Ce dont je parle, et ce à quoi je pense dans cet article c’est quelque chose qui n’est pas du tout orienté métier ni produits verticaux, comme l’on dit, mais qui est orienté DAO, car quoi qu’on en dise et quoi qu’on veuille faire croire, la plupart des gens dessinent encore en 2D des objets qui sont tout à fait virtuels et symboliques, et j’ai comme l’impression que ces gens-là sont laissés pour compte par des êtres géniaux qui croient leur avoir rendu un grand service en leur assurant que l’essence de l’existence est de gagner deux millisecondes.

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AutoCAD est un logiciel de la société Autodesk

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Les modes de sélection

Le clic

Par défaut, c’est à dire en n’ayant modifié aucun paramètre d’AutoCAD, lorsque vous cliquez sur un objet, il est mis en surbrillance et ses poignées de sélection sont activées:


Remarquez que la sélection est cumulative; cliquer sur le deuxième cercle l’ajoute au jeu de sélection auquel le premier cercle appartient déjà.

Evident? Pas tant que ça…

  1. Appuyez sur la touche ECHAP pour désactiver les poignées
  2. Tapez PICKADD à la ligne de commande et validez
  3. Cliquez sur un cercle, puis sur un autre

Voyez la différence? Les objets cliqués ne sont pas ajoutés au jeu de sélection, ils les remplacent.

PICKADD est une variable système. Il y en a des centaines dans AutoCAD qui contrôlent son fonctionnement.

Vous pouvez aussi modifier PICKADD dans la boite de dialogue Options:

Pas facile de cliquer…

Il peut être délicat de cliquer sur l’objet voulu à cause de la taille trop réduite de la cible de sélection. Dans ce cas, augmentez là:

Une solution alternative qui vous évite de modifier la taille de la cible de sélection est d’appuyer sur MAJ+Espace pendant que vous survolez les objets à sélectionner:

La blague qui rend fou

C’est pas méchant, il faut bien s’amuser entre collègues, la blague qui rend fou consiste à taper PICKFIRST sur la ligne de commande de votre collègue et à mettre la variable à 0. Observez ensuite d’un œil amusé mais néanmoins discret votre ancien ami s’évertuer à cliquer sur des objets, puis à cliquer sur une commande, en vain, puisque chaque fois qu’il lance une commande, sa sélection d’objets disparait… Remettez lui PICKFIRST à 1 pour rester en bons termes.

Supprimer des objets du jeu de sélection

Maintenez la touche MAJ enfoncée. Cliquez sur les objets que vous souhaitez supprimer du jeu de sélection. (du jeu de sélection seulement, pas du dessin)

La commande SELECT

En voilà une commande intéressante, c’est sans doute la seule commande qui ne fait rien… Son unique but est de créer un jeu de sélection persistant dans la session.

Toute l’astuce est dans le “persistant”.

  1. Tapez la commande au clavier et validez
  2. Sélectionnez un ou plusieurs objets
  3. Validez

C’est tout? Oui c’est tout…

Les objets que vous avez sélectionnés sont mémorisés dans un jeu de sélection, on l’appelle le jeu de sélection Précédent, ou “P” pour faire plus court.

Lancez maintenant la commande DEPLACER et à l’invite de commande “Choix des objets”, répondez par la lettre P, puis validez. Terminez la commande DEPLACER pour déplacer les deux cercles vers le bas comme ceci:

Bon, pas très spectaculaire n’est-ce pas? Avions nous besoin de la commande SELECT pour faire cela? Non.

Mais vous allez maintenant pivoter ces deux cercles de 45° autour du centre du deuxième.
Lancez pour cela la commande ROTATION, puis comme pour la commande DEPLACER, créez votre jeu de sélection en répondant par la lettre P, puis validez.


Pour réaliser ces deux opérations, un déplacement et une rotation, nous n’avons eu besoin de créer qu’un seul jeu de sélection avec la commande SELECT.

La commande SELECT est intéressante lorsque vous avez plusieurs opérations d’édition à faire sur le même jeu de sélection; plus vous avez d’opérations, plus vous avez d’objets, et plus leur sélection est fastidieuse, plus vous utiliserez la commande SELECT.

La sélection multiple

Par sélection multiple, on entend créer un jeu de sélection comportant plusieurs objets sans les sélectionner un par un.

La sélection par fenêtre

Un des modes de sélection les plus courants, on clique deux points diamétralement opposés de gauche à droite, les objets entièrement à l’intérieur de cette zone rectangulaire sont sélectionnés. Vous pouvez cliquer les points de haut en bas ou de bas en haut indifféremment.

La sélection par capture

On clique deux points diamétralement opposés de droite à gauche, les objets entièrement à l’intérieur de cette zone rectangulaire sont sélectionnés, ainsi que ceux qui y sont partiellement. Vous pouvez cliquer les points de haut en bas ou de bas en haut indifféremment.

Très bien, mais comment sélectionne-t-on tous les cercles situés sur la diagonale du réseau de cercles sans les cliquer un par un?

Certainement pas avec la sélection par fenêtre ou par capture dont la zone de sélection sera toujours orthogonale.

La sélection par trajet

Lancez la commande SELECT, ou toute autre commande vous demandant de sélectionner des objets, et tapez la lettre T, comme Trajet, à l’invite de commande, puis validez.

Cliquez deux points pour symboliser un trajet coupant tous les cercles sur la diagonale du réseau de cercles puis validez.

Les objets coupés au moins une fois par le trajet sont sélectionnés.
Le trajet n’est pas forcément rectiligne. Il peut se couper lui même, comme ceci:

La fenêtre polygonale

Similaire dans son principe à la fenêtre de sélection simple, rectangulaire, la fenêtre polygonale permet toutefois de ne pas être limité à cette forme rectangulaire.
Lancez la commande SELECT, ou toute autre commande vous demandant de sélectionner des objets, et tapez la lettre SP, à l’invite de commande, puis validez.

La capture polygonale

La fenêtre de capture polygonale permet de sélectionner plusieurs objets situés dans une zone de forme irrégulière, comme la fenêtre polygonale, mais sélectionne en plus les objets coupant la limite de zone..
Lancez la commande SELECT, ou toute autre commande vous demandant de sélectionner des objets, et tapez la lettre CP, à l’invite de commande, puis validez.

Tout sélectionner

Pour sélectionner tous les objets de l’espace courant à l’exception des objets situés sur des calques gelés ou verrouillés, vous pouvez utiliser le mode de sélection TOUT en réponse à une invite de sélection d’objets,.

Sélectionner le dernier objet

Si vous répondez “D” à l’invite de commande de sélection, le dernier objet dessiné sera sélectionné. Cela peut être utile si par exemple vous avez été interrompu dans votre travail et ne vous rappelez plus à quel endroit du dessin vous en étiez.

Le mode Multiple

Peu utilisé, mais peut être utile si vous avez à sélectionner de gros objets comme des dessins en Xrefs. Le mode Multiple, “M”, désactive la surbrillance pendant la sélection et ne la réactive qu’à la fin de la sélection, autrement dit, une seule mise en surbrillance est faite au lieu d’une par sélection. Historiquement, ce mode était utilisé sur les ordinateurs peu puissants.

Il existe d’autres modes de sélection, mais nous ne les expliquerons pas ici car ils ne quasiment jamais utilisés. Pour plus d’information, tapez la commande SELECT, un point d’interrogation et validez. Appuyez sur F1 pour avoir une aide détaillée.

Les options de sélection

Effets visuels

L’onglet Sélection de la boites de dialogue Options vous permet de paramétrer les effets visuels des sélections:

La boite de dialogue Sélection rapide

Ce que nous avons vu précédemment permet de créer un jeu de sélection “manuellement”, c’est à dire en cliquant sur ou autour d’objets. C’est suffisant la plupart du temps… lorsqu’il n’y a pas trop d’objets à cliquer et que les critères de choix sont visibles.

Mais imaginez maintenant que vous ayez besoin de sélectionner tous les cercles d’un dessin qui ne sont pas rouges et dont le rayon est strictement inférieur à 10… Moins facile n’est-ce pas? Surtout s’il y a beaucoup de cercles, surtout s’ils sont éparpillés partout, surtout si certains ont un rayon de presque 10 mais pas tout à fait et ne parlons même pas du cas où certains cercles rouges sont superposés à des cercles bleus…

Dans ce genre de situation, une seule solution: la commande de sélection rapide SELECTRAP.Vous la trouverez dans le ruban Début/Utilitaires.

Exemple de sélection rapide

Voici le dessin où il faut opérer une sélection rapide:


Nous sélectionnons tout d’abord tous les cercles dont le rayon est inférieur à 10:

Puis, parmi cette première sélection, nous excluons les cercles qui ne sont pas rouges:


Pour obtenir notre jeu de sélection final:

Remarque:

Au lieu de la dernière étape, nous aurions pu faire ce qui suit, voyez vous pourquoi nous aurions obtenu le même résultat?

Il est possible d’inclure, mais aussi d’exclure un jeu de sélection d’un jeu existant.

Sélection similaire

Avec la version AutoCAD 2011 est apparue une commande qui permet de sélectionner des objets similaires à d’autres.

La commande SELECTSIMILAR peut être tapée au clavier, auquel cas vous avez accès à son paramétrage comme suit:

Une fois paramétrée, sélectionnez un ou plusieurs objets puis faites un clic droit. Cliquez sur “Sélectionnez similaire”.

Sélections nommées

Plus nous progressons dans cette présentation des façons de sélectionner des objets, plus nous voyons des commandes puissantes et … méconnues!

La commande FILTRER par exemple ne se trouve pas dans le ruban ni dans les barres d’outils, mais seulement au clavier. Pas étonnant qu’elle soit si peu connue.

Tapez donc FILTRER, validez, puis suivez les étapes numérotées pour créer un filtre multicritère et le sauvegarder:

N’oubliez pas de cliquer sur le bouton “Enregistrer sous” avant de cliquer sur “Appliquer”.

Vous disposez dorénavant d’un filtre d’objets multi critères utilisable à tout moment dès que l’invite de commande “Choix des objets” se présente.

Exemple d’utilisation

  1. Lancez la commande EFFACER
  2. Tapez ‘FILTRER et validez (n’oubliez pas l’apostrophe devant la commande FILTRER)
  3. Sélectionnez comme filtre courant le filtre “cercles” précédemment sauvegardé
  4. Cliquez sur le bouton “Appliquer”
  5. Faites une sélection par fenêtre de tous les objets visibles
  6. Validez deux fois

Seuls les cercles bleu de rayon inférieur à 10 ont été effacé de la sélection par fenêtre. Remarquez que si des cercles bleu de rayon inférieur à 10 n’étaient pas dans votre fenêtre de sélection, ils n’ont pas été effacés.

Note: l’apostrophe indique qu’AutoCAD doit exécuter la commande qui suit de façon transparente, c’est à dire sans interrompre la commande en cours.

Pour aller plus loin…

Vous n’en avez pas assez? Vous voulez aller plus loin?
Comme je vous comprend, AutoCAD est un monde merveilleux sans limites.

Je vous laisserais explorer le reste en lisant l’aide d’AutoCAD car nous atteignons les limites de ce que l’opérateur DAO utilise habituellement, après c’est le domaine du passionné, du programmeur. (vous avez remarqué ce qu’il y a en bas de la liste “Sélection du filtre” de la boite de dialogue FILTRER?)

Bonne exploration!

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Ci-dessous un message de Serge Camiré, à propos de la programmation dans AutoCAD.

Il y eu Illuvatar et la grande lumière. Il y eu ensuite les scripts et les menus. L’interaction était très limitée. Il y eu ensuite AutoLISP avec la version 2.18 d’AutoCAD et qui était basé sur le Common LISP, un langage des années 50 et que je trouve hyper-intelligent car encore adapté à la gestion d’objets complexes, même après 50 ans.

Arrivée tardive du Visual LISP décrite plus loin. Avec l’arrivée de R12 (projet Proteus), on peut créer des boites de dialogue via le langage DCL. Sa grande faiblesse demeure dans la lecture de fichiers binaires et la complexité du DCL. Il y eu DIESEL (Acronyme de Direct Interpretively Evaluated String Expression Language) pour l’interprétation dynamique des chaines de caractères (c’était l’époque où le fondateur John Walker (pas celui des Talibans) s’amusait à développer toutes sortes de langages, dont ATLAS pour la compatibilité du DXF). DIESEL est pratique en AutoCAD LT, pour dynamiser des menus déroulants, pour personnaliser la barre d’état (modemacro), pour le texte externe (Rtext) et aussi pour formatter simplement des dates.

Vint ensuite R13 et le langage ObjectARX, destiné à une classe plus restrainte de programmeurs. Elle permet notament de créer des objets personnalisés. Puis vint la 14.01 (pas 14.0) et VBA, ainsi que la possibilité d’utiliser VB pour se connecter à AutoCAD depuis une application externe. À l’origine assez resteint mais depuis très complet. On s’en sert pour faire des boites de dialogue plus complexes (et moins chiantes) qu’en AutoLISP. L’accès à des fichiers binaires n’est pas un problème. La gestion des erreurs est meilleure (en Lisp, une erreur conduit à l’arrêt du programme (à quelques nuances près). Sa faiblesse est au niveau de l’interaction sur la ligne de commande. Sa grande force qui est le pendant de sa faiblesse: très effficace si on se limite à la boite de dialogue. VBA contient encore des failles que l’on ne peut simplement résoudre par des appels à AutoLISP (via le SendCommand).

Finalement, presqu’au même moment où VBA faisait son entrée, Autodesk a acquit Vital Lisp de Basic Software pour l’intégrer sous le nom de Visual Lisp. Visual Lisp offre un environnement de développement puissant mais demeure faible par rapport aux boite de dialogue et l’accès au fichier. VisualLisp a permi de revaloriser AutoLISP par l’ajout de très nombreusses fonctions en ActiveX. Entre VBA ou Lisp, le choix n’est pas toujours évident car les 2 s’équivalent.

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Un article de Patrice Braud publié dans le premier numéro d’AutoCAD magazine le 1er avril 1989

Pour vous qui utilisez quotidiennement AutoCAD, nous avons relevé quelques chiffres qui permettent de mieux situer la place d’Autodesk parmi les éditeurs de logiciels, et de mieux comprendre comment AutoCAD s’est imposé.
Le chiffre d’affaires d’Autodesk pour l’année 1988 a été de 117.000.000 de dollars, ce qui le place au cinqième rang mondial des éditeurs de logiciels pour micro-ordinateurs derrière Microsoft, Lotus, Ashon­Tate, Wordperfect. La société Autodesk emploie 500 personnes dont 120 en Recherche et Développement. En 1989 on peut estimer que le nombre total d’AutoCAD vendus dans le monde est d’environ 250.000 et ce avec une croissance de 5.000 logiciels par mois.

AUTODESK

Cette firme californienne a été fondée en 1982 par 14 programmeurs provenant de 4 pays différents. Ils développèrent 5 programmes dont l’un AutoCAD, suscita un énorme intérêt au Comdex de Las Végas en 1982. Ils décidèrent alors de concentrer tous leurs efforts sur un seul et unique marché ; la DAO, car on ne parlait pas encore de CAO en ce temps là. L’avenir a montré que leur choix était le bon.
En 1984, Autodesk vient s’implanter en Europe et ouvre des filiales en Angleterre, Suède et Suisse, pays d’origine de 3 des fondateurs. Très
rapidement, la nécessité d’une traduction du produit est parfaitement ressentie, et ainsi des versions allemandes puis françaises sont réalisées dans le courant de l’année. Simultanément, la norme « DXF » (fichier standard d’échange de dessins : « Drawing eXchange File ») est créée et va devenir un standard international.
Dès l’origine, l’idée de génie des concepteurs fut d’élaborer un logiciel ouvert ; ainsi AutoCAD acquiert tous ses paramètres de fonctionnement à partir de fichiers textes(ou Ascii). C’est pourquoi tout est définissable ou programmable par l’utilisateur : polices de caractères, types de lignes, hachures, menus déroulants, menus tablettes, programmes externes, aides, macrocommandes, programmes AutoLISP, etc… N’était-ce pas fantastique (ou visionnaire) de choisir à l’époque comme langage de programmation le LISP, un langage orienté « objet » et intelligence artificielle.
Cette intuition remarquable va immédiatement ammener un succès mondial foudroyant. Toujours dans le même esprit en 1985, les versions italiennes et espagnoles sont développées et au même moment au Japon, AutoCAD est transcrit en Kanji. Depuis cette époque, AutoCAD est disponible en 6 langues, l’une des raisons majeures de son succès.
Vers la fin de l’année 1986, les fondateurs ressentent le besoin de
préparer l’avenir, c’est à dire la fin des années 80 et donc AutoCAD alors en version 2.5 est porté sous UNIX sur les stations de travail SUN et APOLLO. En effet, AutoCAD a été écrit depuis l’origine en langage C, d’où la relative facilité pour implanter sur une nouvelle plate-forme 350.000 lignes de Langage C correspondant à une nouvelle version, soit à peu près 100 années homme de développement.
A l’été 1987, le seuil des 100.000 AutoCAD vendus est franchi, la version 2.6 apparait et AutoCAD est porté sur VAXSTATION DEC. A partir de ce moment AutoCAD couvre avec SUN, APOLLO et DEC environ les 2/3 du marché potentiel de la CAO-DAO sur stations de travail.
Au début de l’année 1988, afin de préparer le terrain, la version 9, c’est à dire la neuvième version du logiciel depuis sa création en 1982, est présentée et apporte notemment un « look » à la Macintosh au niveau de l’interface avec l’utilisateur. Il faut noter que cette remarquable réalisation a été implantée sans l’apport de couche logiciel supplémentaire comme WINDOWS ou GEM.
A la fin de 1988, Autodesk est particulièrement fier de sortir la version 10 d’AutoCAD et notamment sur Macintosh II Apple. Ainsi Autodesk peut légitimement espérer obtenir le même succès sur Mac que sur PC. Il sera désormais possible sur votre Macintosh II d’utiliser le standard industriel des logiciels de CAO-DAO.
AutoCAD
On peut rappeler brièvement quelques dates importantes concernant les fonctionnalités apportées pour chaque nouvelle version d’AutoCAD. Les vrais débuts d’AutoCAD en France remontent à la fin 1984 avec l’apparition de la version 2.0 en français, c’est à dire manuels. messages et commandes entièrement traduits. A l’époque, la machine de référence était un IBM XT avec une carte Hercules et le chargement du fameux dessin représentant la navette Colombia qui demandait quelques minutes. Depuis les temps ont heureusement bien changé…

Printemps 1986: AutoCAD version 2.1 – Introduction de la 2.5D filaire, (élévation et hauteur des objets : extrusion), élimination des lignes cachées, POLYLIGNE et début du célèbre langage de programmation AutoLISP.
Fin 1986: AutoCAD version 2.5 -Implantation de toutes les supers commandes d’édition 2D : ROTATION, ECHELLE, PROLONGER, AJUSTER, ETIRER, MESURER, DIVISER, DECALER, DECOMPO
SER. Apparition de nouvelles entités : POLYGONE, ELLIPSE, ANNEAU, TXTDYN, du convertisseur IGES, ainsi que de l’interpréteur AutoLISP complet. Sortie d’AutoCAD sur stations de travail SUN et APOLLO.
Automne 1987: AutoCAD version 2.6 – Débuts de la 3D filaire : entités 3DLIGNE et 3DFACE, cotation associative et commandes transparentes : ‘ZOOM, ‘PAN, ‘VUES. Routines AutoLISP 3D : sphères, hémisphère, cone, pyramide, tore, surface de révolution, maillage, réseau, rotation 3D. Sortie d’AutoCAD sur VAX-SRATION DEC.
Printemps 1988: AutoCAD version 9 – Nouvel interface utilisateur, un
look à la Macintosh programmable : barres de menus déroulants, icones, cases de dialogue. SPLINES, attributs prédéfinis et 20 nouvelles polices de caractères. Compatibilité totale de tous les fichiers Ascii et binaires sur tout matériel. Sortie des logiciels complémentaires AUTOSHADE et AUTOFLIX.
Fin 1988: AutoCAD version 10 – Multi-fenêtrage, toutes les entités 2D adressables dans n’importe quel plan XYZ, entités 3D filaires et surfaciques, évolution dynamique 3D, etc… Toutes les nouvelles fonctionnalités de cette version 10 sont développées dans l’article consacré à ce sujet.

Patrice BRAUD

Le BIM (Building Information Model), on en entend beaucoup parler et on croit savoir ce que c’est. Il s’agit de Building, donc de bâtiments, d’Informations, donc de données, et de Modeling, c’est-à-dire de conception, donc de mise en forme.

C’est du moins la seule chose que cet acronyme nous apprend.

Pour ce qui est d’aller plus loin que la signification brute de l’acronyme, il s’agit de bien autre chose. Mais de quoi exactement ? Est-ce que le BIM est vraiment une nouveauté pour commencer ?

Wikipédia, que l’on peut croire sur parole tant il a d’observateurs à l’affût de la moindre défaillance, nous apprend ceci : “L’architecte Phil Bernstein, conseiller chez Autodesk, fut le premier à utiliser le terme BIM pour « Building Information Modelling.”

Il apparaît donc que le terme a été utilisé à l’origine dans le domaine de l’architecture. Mais comme Monsieur Jourdain serait-il possible que l’on ait fait du BIM avant le BIM sans le savoir ?

C’est tout à fait possible car, car toute considération religieuse écartée, ce n’est pas le nom qui crée la chose.

Depuis bien longtemps les disciplines de conception mécanique modélisent des objets 3D pour imiter le réel en représentant des propriétés statiques et dynamiques et font du BIM sans le dire. La représentation fidèle en 3D de la réalité, associée à ce que l’on appelle le PLM (Product Lifecycle Management) s’apparente fortement à ce que l’on appelle le BIM. Les puristes me diront que non mais toutes les bases étaient déjà là.

Le concept du BIM n’est donc pas nouveau, loin s’en faut. Ce qui est nouveau est l’extension de son domaine. Personne ne sait à l’heure actuelle d’ailleurs exactement où se situent les limites de ce domaine, pour deux raisons: personne ne les a encore explorées, et l’aurait-on fait, elles changeraient tous les jours.

Le BIM est à la charnière de deux mondes. Le monde réel et le monde numérisé. Votre ordinateur aussi est à la charnière de deux mondes. Un disque vinyle, qui ne date pas d’hier, est aussi à la charnière de deux mondes, c’est à la fois un objet matériel et totalement immatériel puisqu’il est capable de reproduire de la musique. Magique.

Si l’on n’en est qu’au début dans le domaine du BIM en architecture et infrastructure, on peut sans difficulté imaginer où le BIM nous conduira. Il nous conduira dans un monde parallèle, celui d’un monde numérique ne représentant plus le réel, mais le reproduisant.

Nous n’en sommes qu’aux prémices. On s’extasie actuellement en voyant une maquette numérique sur l’écran d’un ordinateur, Mais il ne s’agit que d’objets simplifiés, modélisés en 3D, statiques, auxquels on a attaché quelques pauvres propriétés. L’avenir n’est pas là, l’avenir est dans la reproduction numérique complète du monde réel non pas tel qu’il est à un instant T mais tel qu’il sera à tous les instants dans le futur (et était dans le passé). Un bâtiment, ça vie, ça vieillit, ça s’abîme, ça se reconstruit parfois (pas encore tout seul mais on va y venir, si, si…). C’est cette vie des bâtiments et des infrastructures que dans l’avenir nous reproduirons informatiquement avec tout le réalisme nécessaire de façon que l’on ne puisse plus distinguer entre le réel et l’artificiel.

Certains jeux vidéos ont déjà bien avancé dans cette direction. Et dans les jeux vidéos il y a des personnages. Il y en aura naturellement dans le BIM en architecture et en planification des cités. Les logiciels Autodesk par exemple qui simulent des mouvements de foule seront intégrés à ces maquettes de bâtiments, mais bien plus que cela, on reproduira le fonctionnement des êtres humains, leur réflexion, leur comportement, leurs erreurs également pour les faire vivre dans ce monde artificiel. Ceci existe déjà de façon embryonnaire dans certains jeux vidéos. La robotique humanoide rejoindra le BIM.

Finalement, la réalité artificielle numérique sera bien supérieure à la réalité puisque en plus de la reproduire visuellement et fonctionnellement, elle lui ajoutera les bases de données qui manquent à la réalité. Un meuble ne sait pas quelle taille il fait. Un meuble dans le monde du BIM et de la réalité artificielle le saura. Le BIM apportera l’intelligence aux objets.

C’est une évolution finalement très naturelle de l’Humanité. Se doter d’outils de plus en plus performants est une histoire qui a commencé à la préhistoire. Mais le propre de l’ère numérique est que les outils ne transforment plus seulement le réel mais aussi la représentation que l’on en a fait. Je n’apprendrais rien à ceux qui ont un ado à la maison, c’est à dire sur son ordinateur, en disant que le monde réel, pour un ado, est un concept flou et étrange dont il ne perçoit pas bien la nécessité. Je ne m’en désole pas. J’aurais aimé dans ma jeunesse vivre dans ce double monde.

Nous ne manquerons pas de BIM managers. Ils ont déjà les (deux) pieds solidement ancrés dans ce deuxième monde.

Pour terminer, je laisserai la parole à Confucius, qui répondait déjà aux détracteurs du BIM il y a 2500 ans:

Lorsque tu fais quelque chose, sache que tu auras contre toi, ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui voulaient le contraire, et l’immense majorité de ceux qui ne voulaient rien faire.

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Un screencast est une vidéo réalisée avec le logiciel Screencast d’Autodesk.

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lynkoa-concours

Dans le cadre du projet Myfrenchfab, l’usine Fab21 challenge les dessinateurs industriels en leur demandant de concevoir trois objets de demain, à partir des esquisses sélectionnées lors du weekend du design industriel en mars dernier. Une dotation de 1 000€ par challenge ainsi qu’une rémunération par royalties sont prévues pour celui ou celle qui remportera l’un des challenges de modélisation présents sur la plateforme d’échanges CAO, Lynkoa.com.

Myfrenchfab, un projet innovant où l’industrie et le numérique ne font qu’un.
Le 10 mars dernier le groupe Visiativ accélérateur de la transformation numérique des entreprises, le groupe Zebra, et Fab 21 spécialisée dans la transformation de tubes métalliques et la fabrication de composants mécaniques annonçaient leur collaboration autour du numérique. Il s’agissait alors d’associer leur savoir-faire pour inventer l’usine du 21ème siècle en proposant une plateforme collaborative rassemblant designers, concepteurs et industriels. En associant tous les acteurs liés à la conception produit, cette usine permet donc d’aller du design produit à la fabrication en un temps record.
Ce projet s’appuie sur le réseau Lynkoa.com qui rassemble à ce jour la plus grande communauté française de spécialistes de la conception CAO 3D. Des challenges y sont ainsi régulièrement organisés avec les concepteurs pour transformer les esquisses des designers en réel projet 3D qui partiront ensuite en fabrication. Pour favoriser les échanges et la collaboration, les utilisateurs peuvent s’appuyer sur la place de projet myCADplace qui simplifie la visualisation et la collaboration sur tous types de fichiers CAO 3D.

Du Weekend du Design Industriel au challenge de modélisation
C’est le 14 mars dernier que l’histoire de ce projet a réellement débuté. 40 étudiants designers de l’ESAD de Reims et 4 designers professionnels se sont réunis lors du premier weekend du Design Industriel, organisé à Fumay, afin de proposer des designs d’objets du quotidien réalisé à base de tubes. Plus de 200 esquisses ont émergé de cette rencontre, et 3 d’entre elles ont finalement été sélectionnées par l’équipe de FAB21.
Ces trois esquisses sont aujourd’hui présentées à la communauté Lynkoa sous forme de challenges. Il s’agit dorénavant pour les dessinateurs industriels de modéliser ces objets du quotidien en vue d’une industrialisation puis d’une commercialisation. Les trois esquisses retenues présentent un portique modulaire, un vélo sans pédale et une trottinette.

Les participants ont jusqu’au 28 juillet 2014 pour prendre part à l’aventure sur Lynkoa.com et tenter de remporter 1000€ de dotation par challenge ainsi que des royalties à hauteur de 1.5% du chiffre d’affaire réalisé par FAB21 lors de la commercialisation de ces objets.

Pour participer aux challenges de modélisation, rendez-vous ici.
Plus d’informations sur Myfrenchfab en suivant ce lien.

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