Histoire

Nov 14
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L’omniprésence de la micro-informatique de nos jours n’étonne plus personne. Mais il fut un temps, pas si éloigné, où tout cela était en balbutiement, et où l’on ne parlait ni de méga-octets, ni encore moins de giga-octets. Je veux parler de 1983. L’année où j’ai fait connaissance avec la micro-informatique.

Prédisposé à tout ce qui touche à la technologie, à l’électricité et électronique, je me tenais au courant des progrès en la matière, sans me douter toutefois que nous étions à l’aube d’une nouvelle ère.

Me promenant un jour dans un grand magasin, je tombe, au rayon jouets, sur un appareil ressemblant à un clavier de machines à écrire. Intrigué, j’observe l’emballage sous toutes les coutures, lis la description rapide de l’objet. Je ne me souviens plus du prix, je me souviens seulement que poussé par la curiosité j’acquiers l’objet et je me dépêche de rentrer chez moi pour le brancher sur le téléviseur.

Oui, il s’agissait de mon premier micro-ordinateur, le Commodore Vic 20. Le VIC-20 était un ordinateur personnel 8 bits qui était construit par Commodore International avec 5 ko de RAM (dont 3,5 ko pour les applications BASIC) et une unité centrale basée sur un processeur MOS 6502. Il était constitué d’un clavier plutôt massif, assez épais, en plastique, que l’on branchait directement sur le téléviseur.

Ensuite, la magie opérait.

Presque instantanément, l’écran affichait un curseur clignotant en haut à gauche, et le mot magique “BASIC ready” s’affichait. Je venais d’entrer dans l’ère de la programmation en BASIC. Je ne savais pas en quoi cela consistait. Je parcouru les quelques pages du manuel frénétiquement et commençais à taper les quelques lignes de code, le désormais célèbre, “Print hello”. Et effectivement, sous mes yeux ébahis, l’ordinateur affiche “Hello”.

Je vous laisse imaginer mon intérêt grandissant lorsque je tente un Print 1 + 1… Ces premières quelques heures, car oui, ce furent quelques heures que je passais d’emblée avec cet ordinateur, se sont rapidement transformées en quelques dizaines d’heures, puis en quelques jours, ou plutôt quelques nuits. Des nuits passées à taper des lignes de code pour essayer de faire faire quelque chose d’intelligent à cette machine. Ce n’était pas une sinécure, vu la taille extrêmement réduite de la mémoire vive. Mais à l’époque, on avait déjà accès avec le langage Basic à la gestion des couleurs, à la gestion des sons et à quelques fonctions graphiques primitives dont l’intérêt et la complexité était inversement proportionnelle à la taille des pixels.

C’est pourtant avec cette machine aux possibilités extrêmement réduites, que j’ai écrit mes premiers programmes BASIC me permettant de calculer la position des satellites de Jupiter et d’en faire une représentation graphique animée (Whaoooo!), car à l’époque, j’étais passionné d’astronomie. Les premiers jours furent assez pénibles, car il n’y avait pas de mémoire de masse sur ces ordinateurs, ni disque dur, ni même de lecteur de disquette. Il fallait donc taper les programmes, et surtout les retaper lorsqu’on rallumait la machine. Les jours suivants, je me rendis de nouveau dans le magasin où je l’avais acheté, et acquérais pour une somme assez importante un lecteur de cassettes audio qui servait de mémoire de masse.

Ce premier contact avec la micro-informatique est un souvenir impérissable, une impression de découvertes qu’aucun des progrès de l’informatique ne m’a fait ressentir depuis. Je me rends compte que j’ai vécu une époque historique, j’étais loin de me douter que j’allais en faire mon métier.

Peu après le Commodore Vic 20, est sorti le Commodore 64 qui avait beaucoup plus de mémoire vive et de possibilités. Ce fut le début d’une longue série de micro-ordinateurs je parle ici de la période pré IBM PC, avec des machines historiques comme l’Amiga ou le Tandy TRS-80 par exemple, sur lequel j’ai passé mon BTS informatique!

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